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Visite et Caipirinha

Visite et Caipirinha dsc_20181

Le vendredi 22 mars, Carolina m’a emmenée dans un quartier de Sorocaba, où se trouvait la bibliothèque municipale, en forme de livre ouvert (photo), et la mairie. On s’est balladés autour des bâtiments, puis on a décidé de rentrer à la maison à pied, parce que c’était bon pour la santé (et qu’on avait besoin de perdre un peu…). Il faisait très chaud ce jour là, mais ça faisait du bien. On a mis le temps, mais on a finalement réussi à rentrer à la maison. Le soir, Vinicius m’a proposé d’aller en boite avec lui et ses potes et, toute contente, j’ai accepté.

Carolina est allée chez Juliana pour la soirée, et je suis donc sortie avec son frère. Vers 23h, il m’a donné une bière et on est partis. On est passés chez des copines à lui, où on a bu un verre de vodka, puis on a appelé un taxi pour nous emmener au Bikini Dinning Club. On était 4 : Vinicius, Isabella, Natalia et moi. Arrivés là bas, on a du faire la queue un moment, durant laquelle on a retrouvé des amis de Vinicius, dont Ana, qui parlait un peu anglais. Ce soir-là je devais me faire passer pour Vanessa, car ils avaient réservé une table VIP avec leurs noms sur une liste. Le mien n’y étant pas et Vanessa n’étant pas là, j’ai pris sa place. Les videurs n’y ont vu que du feu, et on a eu notre table. Vinicius m’a emmenée au bar et m’a demandé ce que je voulais boire. J’ai répondu du tac au tac : une caipirinha. Il m’a donc commandé une caipirinha et il a pris une bouteille de vodka pour la table. On a rejoint les autres et on a commencé à boire. Ce soir là, c’était une soirée spéciale « musique brésilienne ». La musique brésilienne, concrètement, c’est du Michel Télo. Même rythme, mêmes instruments, presque la même mélodie. Mais ça fait danser les gens, et ils connaissent tous les paroles par coeur, c’est marrant à regarder. A peine ai-je eu fini mon verre de caipirinha que Vinicius m’a servi un verre de vodka-red bull. Puis un autre. Je parlais anglais, portugais, et les gens autour de moi m’apprenaient des mots, et essayaient de parler anglais pour me draguer, c’était marrant. 

Je passe les détails de cette fin de soirée qui ne sont pas appropriés, mais c’était une bonne soirée, qui s’est terminée vers 6-7h du matin. Je me suis endormie très vite et le lendemain, je me suis réveillée vers 16h avec la pire gueule de bois de ma vie (je ne plaisante même pas). La journée a, du coup, été très courte et le soir, je suis allée manger dans un espèce de resto à hamburgers (best in town!) avec Carolina, Juliana, Vinicius et des copains à lui.

http://www.bikiniclub.com.br/bikiniclub.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Premières soirées

 

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Le vendredi 15 mars, Juliana est passée nous prendre vers 21h30, direction le « Sound », un bar rock’n'roll, où on allait retrouver des amis à elles. Arrivées là bas, j’ai commandé une Brahma et on a rejoint le groupe à l’extérieur. J’ai rencontré Erin, une américaine dont le visa avait expiré depuis longtemps, mais qui était restée au Brésil quand même. Je peux comprendre pourquoi. Erin habitait à Campinas, dans une grande maison partagée par un grand groupe de potes. La maison de Campinas était l’endroit où se déroulait les meilleures soirées, et Juliana m’a promis qu’elle m’y emmènerait. On a discuté un moment à l’extérieur, puis il a commencé à pleuvoir, alors on est rentrés. Il fallait payer 5 Reals (R$ 5 = 1,96€) pour rentrer car il y avait un petit concert à l’intérieur. On est rentrés à la maison sur les coups de 2h du matin.

Le lendemain soir, samedi 16 mars, Vinicius fêtait ses 22 ans à Asteroid, un bar-boite de Sorocaba. Ce soir là, j’ai rencontré beaucoup de gens dont Larissa, qui ne parlait anglais qu’après quelques verres. J’ai également goûté ma première Caipirinha au citron verre. La Caipirinha est un cocktail brésilien à base de Cachaça, une eau-de-vie brésilienne. Il m’en a fallu deux pour entrer dans le club des bourrés, car avec tout le sucre qu’ils mettent dedans, autant vous dire que ça monte très très vite. Bon j’avoue, j’avais bu deux bières et deux shots de tequila avant. Mais même. On est rentrées à pied, Carolina et moi, vers 6h du matin.

Le lendemain, pour décuver, on est allées chez Juliana manger une tarte à la pomme. J’ai rencontré sa mère, qui elle, était brésilienne, mais parlait anglais également, avec un petit accent. J’ai également rencontré son grand frère, Rafael, plutôt pas mal (miam). La maison de Juliana était tout aussi grande (un peu plus grande en fait) et tout aussi jolie, avec un petit plus ; elle avait une piscine et un barbecue. Ça sentait les aprems piscine à plein nez !

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Sorocaba

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Après avoir rencontré les parents de Carolina, on a pris la voiture direction Sorocaba. Sur la carte, ça ne paraissait pas très loin de Sao Paulo. En vérité ça prenait deux heures en voiture. Après être sortis de Sao Paulo (une bonne heure, avec les bouchons), on s’est arrêtés sur une aire d’autoroute pour manger. A l’entrée, une dame nous a donné une sorte de grosse carte en plastique à chacun. Cette carte est distribuée à chaque personne qui entre dans un restaurant d’aire d’autoroute, elle est équipée d’une sécurité et est passée au bipeur à chaque achat. Après avoir mangé ou acheté à manger, on donne cette carte à la caisse. Tous les achats ont été enregistrés sur la carte, on a plus qu’à régler. J’ai trouvé le principe bizarre au début, mais ça évite juste les vols et la queue au comptoir. On s’est donc installés à un table, et Carolina m’a montré les différentes choses qu’on pouvait manger et m’a conseillé de tester un(e) coxinha (à pononcer « cochinia ») qui est un beignet salé fourré à la viande (généralement au poulet). J’ai donc pris ça, et j’ai rejoint ses parents à la table. Le(la) coxinha est un amuse-bouche typiquement brésilien, et c’est vraiment pas mauvais. 

On a ensuite repris la route, et on a fini par arriver à Sorocaba, où les orages d’été commençaient à gronder. La voiture s’est arrêtée devant une magnifique maison en pierres. C’était là. J’ai suivi Carolina à l’intérieur, et on a déposé mes affaires dans sa chambre. La maison était très grande, les sols étaient en pierre, les portes en bois, une odeur estivale flottait dans chaque pièce. Derrière la maison se trouvait une cuisine d’été (de toute l’année, en fait) avec un petit jardin et des hamacs. Les salles de bains étaient toutes aussi jolies, tout en marbre et en verre. Dans l’entrée, il y avait un grand escalier en colimaçon qui menait vers une mezzanine qui donnait sur les chambres des frères de Carolina, Pedro (16 ans) et Vinicius (22 ans). J’ai commencé par prendre une douche, puis Carolina m’a fait visiter le quartier. On était entourés de grandes villas et de palmiers, je ne réalisais toujours pas. À deux pas de la maison se trouvait un petit parc, et un petit centre commercial. Parfait. Le soleil était revenu, il faisait soudain très chaud. On est ensuite rentrés à la maison pour manger. Je n’avais toujours pas dormi, et je commençais à fatiguer alors vers 13h, je suis allée me coucher… pour me réveiller le lendemain à 8h. 

Le soir, jeudi 14 mars, Carolina m’a emmenée boire ma première bière brésilienne. On a commencé par une Heineken, donc pas de nouveauté, puis Juliana, la meilleure amie de Carolina nous a rejoint. Juliana est née aux États-Unis et a vécu très longtemps à Miami, en Floride. Elle parlait donc anglais, et c’était tant mieux pour moi. On a commandé une deuxième bière, cette fois-ci une Brahma, une véritable bière brésilienne. On a beaucoup discuté et je me suis rendue compte que Juliana me ressemblait beaucoup au niveau du caractère, je l’ai tout de suite beaucoup appréciée. Puis on a commandé une autre bière, puis une autre, et encore une autre. Et on a fini par rentrer à la maison.

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Départ

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L’avion a décollé de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry à 9h20 ce mardi 12 mars 2013, pour atterrir à Munich une heure et vingt minutes plus tard. Mon prochain vol était à 20h, j’avais beaucoup de temps à tuer. J’ai donc passé neuf heures à rien faire. Je me suis d’abord installée dans un café, où j’ai mangé un peu, et où j’ai pu profiter des trente minutes de connexion internet gratuite. Ces trente minutes écoulées, je me suis dirigée vers les magasins, à la recherche d’un cadeau pour la famille qui allait m’accueillir pendant trois mois. Après avoir acheté une boîte de macarons et une autre de chocolats, je me suis installée sur un siège proche de la porte de mon prochain vol. Les heures se sont écoulées lentement, et puis vers 19h, les gens ont commencé à s’agglutiner autour de la porte. Ça y est, c’était l’heure. J’allais partir. Je ne réalisais toujours pas que je partais et que je n’allais pas revoir mes amis et ma famille pendant trois mois. Trois mois. Après tout, ce n’était pas grand chose. Douze semaines. Quatre-vingt-quatre jours. Entièrement faisable.

 

Installée dans l’avion, j’essayais de m’imaginer là-bas, retrouvant ma copine Carolina, rencontrée aux États-Unis trois ans auparavant. Parlant anglais, dans un tout nouveau pays, toute seule. Mais je ne ressentais rien. Ni stress, ni excitation, ni angoisse, ni tristesse, rien. J’étais vide. Je me disais juste « on verra bien ». J’ai sortir mon iPod et j’ai commencé à écouter toutes ces chansons que j’écoutais avec mes amis. J’ai eu une petite boule au ventre à ce moment-là, j’avoue. Ces chansons me rappelaient tous ces moments passés avec eux, entre les soirs de semaines avec Max où on ne faisait rien à part écouter de la musique et parler de sexe jusqu’à deux heures du matin, les jeudis soirs avec les filles, où on prenait l’apéro chez moi avant d’aller se finir au Blue Note jusqu’à quatre heures du matin, et puis les weekends, où Elsa venait dormir chez moi et où sa playlist tournait en boucle toute la nuit. Tellement de souvenirs qui remontaient, et pas une larme qui coulait. Juste un sourire. Un sourire qui disait « ce n’est pas fini, on remettra ça dans quelques mois ».

 

Minuit passé, les passagers commençaient à s’endormir autour de moi. Je n’avais jamais réussi à dormir dans l’avion. Pourtant, j’étais loin d’être stressée, ou quoi que ce soit. J’avais 13h de vol devant moi, il valait mieux que je dorme un peu, alors j’ai essayé. Rien n’y faisait. J’ai donc mis un film, puis un deuxième. Puis j’ai remis mon iPod, jusqu’à l’arrivée.

 

L’atterrissage était magique. Je crois que c’est à partir de ce moment là que je me suis rendue compte de ce qu’il se passait. L’avion descendait tout doucement, et on pouvait apercevoir les lumières de la ville de Sao Paulo, des milliers de petites lumières au bord de l’océan. Quelques minutes plus tard, l’avion a touché le sol brésilien, et les passagers sont descendus. Après avoir passé la douane et récupéré ma valise, je me suis dirigée vers la sortie. Tous les panneaux d’indication étaient en portugais et en anglais donc je n’étais pas complètement perdue. Arrivée dans le hall, j’ai regardé autour de moi, voir si Carolina était là. Il était 9h30 sur mon portable, 5h30 à Sao Paulo. Ne la trouvant pas, je me suis assise sur un siège près de la sortie, et j’ai attendu. Vingt minutes plus tard, elle était là. J’ai croisé son regard et elle a couru vers moi. Trois ans que je ne l’avais pas vue. Trois ans. Elle m’a serré dans ses bras en s’excusant car ils s’étaient trompés de Terminal. C’était reparti pour trois mois sans parler français. Trois mois à alterner anglais et portugais. Mais trois mois avec une véritable amie, avec qui j’avais réussi à garder contact pendant trois ans, la seule que j’avais réussi à revoir depuis mon départ de Duluth. Rien n’avait changé, notre relation était la même. Elle était la même, c’était parfait.

 

 

 

 

 

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